Un seul salon de coiffure Face à Face et il est à Limoux


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Un seul salon de coiffure Face à Face et il est à Limoux

Un seul salon de coiffure Face à Face et il est à Limoux

l’essentiel
Nicolas Lebrun, propriétaire de Face à Face, a décidé de défendre son enseigne commerciale.

Deux coiffeuses installées à Juillan, dans les Hautes-Pyrénées, ont dû changer le nom de leur salon de coiffure, baptisé Face à Face en 2019, à la suite d’une déconvenue juridique avec son homonyme de Limoux. Nicolas Lebrun avait non seulement une antériorité sur le nom, mais surtout avait déposé la marque. Après une première lettre sans réponse, les enjoignant de trouver un autre nom, le commerçant limouxin a dû se résoudre à faire intervenir son avocat, pour que les deux coiffeuses changent rapidement leur enseigne. Cristina et Évelyne ont alors obtempéré. Ce qui n’est pas le cas d’autres patrons de salons de coiffure qui utilisent toujours l’enseigne Face à Face au détriment du Limouxin.

S’il le faut, nous irons devant les tribunaux pour ceux qui résistent. Le monde change et il faut comprendre que ce n’est pas une question anodine un nom de salon. Le préjudice commercial peut se révéler très important. Le patron du salon de coiffure Face à Face sur l’avenue Fabre-d’Églantine s’explique sur l’impact que peut avoir une multiplication de ce nom sur les devantures de salons en France. Quand j’ai ouvert mon salon de coiffure à Limoux sous le nom Face à Face en 2001, je l’ai déposé à l’Inpi (l’Institut national de la propriété industrielle) pour me protéger.

Aujourd’hui, le coiffeur de l’un des salons de coiffure les plus fréquentés de la ville, est rétrospectivement commercialement satisfait de son initiative de dépôt de marque. “Autrefois, la publicité était locale, l’impact d’un emprunt d’enseigne commerciale n’était pas trop grave. Ce qui n’est plus le cas avec les réseaux sociaux et les nouvelles plateformes nationales de rendez-vous. Les confusions sont possibles. Autre problème d’une homonymie, le coiffeur, qui a pignon sur rue à Limoux, pourrait voir débarquer sur la ville des enseignes identiques à la sienne. Ce qui pourrait encore augmenter à la confusion et dévaluer son fonds de commerce. Je regrette que les chambres des métiers n’accompagnent pas davantage les nouveaux installés dans cette démarche de protection. Au regard des évolutions commerciales, ce sera certainement à envisager dans l’avenir “, confie, pragmatique, Nicolas Lebrun.


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