Un collectif milite pour dégenrer le prix des coupes de cheveux


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Le collectif «coiffure en lutte» dénonce des prix généralement plus élevés pour les femmes que pour les hommes, indépendamment de la longueur de la chevelure et donc du temps consacré à la coupe.

Un collectif milite pour dégenrer le prix des coupes de cheveux

Le compte Instagram «coiffure en lutte» prône un tarif fixé en fonction du temps consacré à la coupe pour en finir avec des prix généralement plus élevés pour les femmes.

Faut-il mettre fin aux différences de prix entre les hommes et les femmes chez le coiffeur ? C’est l’avis du collectif «coiffure en lutte» qui entend dégenrer les tarifs des coupes de cheveux.

Ce collectif qui rassemble des professionnels du secteur dénonce l’application de la «taxe rose» qui désigne la différence de prix entre les produits ou services à destination des femmes et des hommes, au détriment des consommatrices. C’est en effet souvent le cas dans les salons de coiffure où les femmes doivent généralement s’acquitter d’un prix plus élevé que les hommes indépendamment de la longueur de leur chevelure et donc du temps passé chez le professionnel.

Ce sont «des normes tarifaires totalement discriminantes» et qui «peuvent aussi s’avérer illogiques et incompréhensibles avec souvent une mauvaise surprise à la caisse par manque de devis», dénonce «coiffure en lutte» sur Instagram. Selon le collectif, «il serait ainsi beaucoup plus logique de créer des tarifs en fonction du travail réalisé et non du genre supposé des client-es».

Dans son salon, situé à la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), Laura Morandi qui a créé le compte Instagram en mai dernier applique d’ores et déjà cette nouvelle politique de prix. «Ce qui doit importer, c’est le temps consacré», explique-t-elle au Parisien. Et d’ajouter : «Plus l’on passe de temps, plus le prix augmente»

Ne pas stigmatiser la profession

Rien de nouveau dans ce que propose la jeune femme, répond Christophe Doré, président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC). «Il y a la liberté d’entreprendre, d’exercer comme on le veut et la liberté des prix. Un salon de coiffure peut tout à fait décider de faire payer à ses clients un euro la minute s’il considère que c’est le bon prix».

Les salons de coiffure «tenus d’afficher en vitrine» «un tarif comportant au moins vingt prix T.T.C., dont dix pour hommes et dix pour dames, s’il s’agit de salons mixtes», selon l’arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des tarifs de coiffure. «Mais ils peuvent mettre les mêmes tarifs», commente Christophe Doré qui ne veut pas que l’action du collectif «coiffure en lutte» renvoie une mauvaise image du secteur. «Qu’on soulève quelque chose, qu’on apporte une réflexion, pourquoi pas. Mais je ne veux pas que la profession soit stigmatisée», conclut-il.


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