8 faits surprenants sur les Geishas


47
69 shares, 47 points
8 faits surprenants sur les Geishas

Dès que le Japon apparaît dans une œuvre de fiction,  il n’est pas rare d’y rencontrer des geishas pour donner une impression d’exotisme. Dans One Piece ou dans la saison 2 de Westworld, on croise des Geishas. On songe également au très beau film de Rob Marshall Mémoires d’une Geisha ! Mais que sait-on vraiment des Geisha ? 

Geisha, Geiko, maiko et Geigi Trop de mots

Tous ces mots japonais, à part maiko, ont tous le même premier kanji gei qui signifie l’art ou quelque chose nécessitant une certaine compétence. Sha de Geisha, lui, indique qu’il s’agit d’une personne ou d’une chose, Ko de Geiko signifie enfant, et le gi de geigi désigne une femme qui pratique les arts japonais comme la musique ou les chants traditionnels à l’occasion d’une réception. Tous ces termes signifient à peu près la même chose, une femme qui divertit, lors de banquets, des invités avec des danses, de la musique traditionnelle japonaise et des chants. Maiko pour finir, désigne les geishas en début de carrière. 

Des hommes geishas

Pendant la période Edo, qui débute en 1600 et finit en 1868, le mot geisha n’avait pas le même sens qu’aujourd’hui. Il désignait plutôt les assistants, houkan, des geiko, ce que l’on appelle geisha aujourd’hui. Les Geiko étaient exclusivement des femmes, mais les Houkan, qui s’occupaient aussi de faire patienter les invités en attendant les Geiko, pouvaient être des hommes. C’est seulement à l’ère Méji, qui sonne la fin de l’isolement du Japon en 1868, que le mot geisha devient exclusivement féminin.

La coiffure de l’expérience

Il est rare, dans un métier, que les personnes qualifiées acceptent d’être confondus avec les nouvelles recrues. Chez les geishas, la coiffure détermine le niveau d’expérience. Quand une femme débute, en tant que Maiko, sa coiffure s’appelle monoware et signifie “pêche fendue”, et pour cause, il s’agit d’un chignon divisé en 2. Dès que l’on devient une Geisha accomplie, on a le droit de porter une shimada, la coiffure la plus populaire au Japon, mais il en existe deux types. La jeune geisha  arbore une taka-shimada, un chignon haut. Quand aux geishas, plus âgées, elles marquent leur différence en aplatissant leur chignon.

Un maquillage toxique

Pour se blanchir la peau, les geishas utilisaient avant une poudre blanche à base de plomb. Elles l’appliquaient sur leur visage, devant et à l’arrière de leur cou. Mais, avec l’âge de graves problèmes de santé arrivaient. On dit même que les anciennes geishas se reconnaissaient à leur problèmes et maladies de peau. En plus de cette poudre blanche, elles se maquillaient les paupières avec du fard à paupière et la partie juste au dessus des cils avec de l’eye-liner. Pour leur lèvres, elles utilisaient un rouge à lèvre très rouge. En général, avec la vieillesse, les geishas arrêtaient de faire le oshiri, se maquiller en japonais.

Des fausses prostitués

Contrairement aux fantasmes hollywoodiens, les geishas étaient rarement des prostituées, elles étaient avant tout des artistes. Les prostituées de haut-rang s’appelaient les oiran, première fleur en japonais. Surtout présente à l’époque Edo, elles se distinguaient des autres travailleuses du sexe par leur maîtrise des arts japonais.

Un salaire poétique

Les différents niveaux de rémunération des geishas ne se comptaient pas en chiffres mais en mots poétiques, avec le suffixe dai pour rappeler que l’on parle d’un prix. Le salaire de certaines s’appelait ohanadai, pour “fleur”, d’autres gyoku pour “sphère” ou “bijou”, et enfin senkoudai désignant l’encens pour les dernières. Nommer quelque chose d’aussi trivial que la valeur du salaire par des mots poétiques participe à la poésie de la langue japonaise.

Les geishas aux dents noires

Les femmes en général au Japon aimaient se noircir les dents, mais les geishas plus particulièrement, pratiquaient cet art. Les jeunes geishas n’avaient pas le droit de se noircir les dents, il fallait attendre d’obtenir le diplôme de Maiko.

Une rencontre difficile

On ne pouvait pas rencontrer directement une geisha sans connaître quelqu’un qui était déjà en lien direct avec un okya. Il était évidement impossible de choisir une geisha en face à face. Si l’on voulait avoir des geishas pour un banquet, il fallait le demander au ryotei, le restaurant de luxe qui nous accueille, et alors suivant le budget et les souhaits du client, le ryotei choisit le nombre de geishas. Dans la mesure où l’on était un client régulier, on pouvait se permettre d’appeler directement une geisha. Mais il n’était pas systématique que l’on puisse demander la présence d’une geisha dans chaque ryotei.

Si vous voulez découvrir d’autres articles sur le Japon, on vous conseille de lire notre dossier sur les samouraïs !


Like it? Share with your friends!

47
69 shares, 47 points

0 Comments

Your email address will not be published. Required fields are marked *